Handball à Brazzaville : la question de l’accès aux gymnases relancée

À Brazzaville, la question de l’accès aux infrastructures sportives refait surface. Malgré la construction de cinq gymnases modernes dans le cadre de la politique impulsée par le président Denis Sassou Nguesso en faveur de la jeunesse et du sport, ces équipements demeurent difficilement accessibles pour de nombreux acteurs du handball local.
Selon la Dynamique du Handball Congolais, qui regroupe plusieurs clubs du pays, une demande d’utilisation de ces installations aurait été rejetée par la tutelle. L’objectif était pourtant d’y organiser un tournoi de gala, prévu le dimanche 6 avril. Face à ce refus, les organisateurs n’ont eu d’autre choix que de maintenir la compétition en plein air.
Conséquence : joueurs, encadreurs et officiels ont dû évoluer sous une forte chaleur, dans des conditions loin des standards requis pour la pratique du handball. Une situation qui rappelle des difficultés similaires déjà observées dans d’autres disciplines, notamment le football, où l’accès aux infrastructures reste un sujet sensible.
Au-delà du simple inconfort, cet épisode soulève une interrogation de fond sur la gestion et l’utilisation des équipements sportifs publics. Ces gymnases, conçus pour accompagner le développement du sport et offrir de meilleures conditions aux jeunes athlètes, semblent aujourd’hui sous-exploités ou inaccessibles à ceux qui devraient en être les principaux bénéficiaires.
Dans un contexte où le handball congolais cherche à se structurer et à retrouver son rayonnement, l’accès aux infrastructures apparaît comme un levier essentiel. Sans cela, les initiatives locales, pourtant dynamiques, risquent de se heurter durablement à des obstacles logistiques.
Une question demeure alors : à qui sont réellement destinés ces gymnases, s’ils ne peuvent pas servir pleinement à la jeunesse sportive congolaise ?



